dimanche 28 octobre 2007

Marianne


Extrait de:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Marianne

1-L'origine du prénom Marianne est la figure
allégorique de la République française.
Sous l'apparence d'une femme coiffée d'un bonnet phrygien,
Marianne incarne la République française et représente la permanence des valeurs de la République et des citoyens français:
Marianne est la
représentation symbolique de la mère patrie fougueuse, guerrière, pacifique, nourricière et protectrice. Laïque, fille des Lumières, c'est la beauté faite femme. Elle est parfois considérée comme étant la Reine de France.
Marianne semble provenir de la contraction de Marie et Anne, deux prénoms très répandus au XVIIIe siècle parmi la population catholique féminine du Royaume de France, et portés par plusieurs reines, dont Marie de Médicis, Anne d'Autriche, Marie-Antoinette.
Le choix du prénom est attesté par les historiens (Maurice Agulhon, colloque Marianne 1989, Puylaurens) comme émanant d'une chanson en occitan mentionnée déjà dans le trésor du Felibrige de Frédéric Mistral, dictionnaire franco-provençal. C’était alors un prénom très répandu dans les milieux populaires, que portaient souvent les filles de la campagne qui servaient dans les maisons bourgeoises de Puylaurens (village du département du Tarn, 81). Marianne, c’était donc la revanche des servantes contre les nobles, des gens d’en bas contre ceux d’en haut.
Cette découverte est récente. Elle date d’une quinzaine d’années, mais elle a été authentifiée par les plus grands historiens lors d’un colloque organisé à Puylaurens à l’occasion du bicentenaire de la Révolution. Il aura fallu attendre 1976 pour lever le voile sur les origines de la mystérieuse égérie. En guise d’acte de naissance, les habitants de Puylaurens ont en effet retrouvé le manuscrit d’une chanson révolutionnaire, la Garisou de Marianno (la Guérison de Marianne en occitan) racontant les avatars du nouveau régime, écrite vraisemblablement en octobre 1792, une dizaine de jours seulement après la fondation de la République. Il s’agit de la première occurrence du prénom Marianne en tant que symbole de la République.
Non contents d’avoir retrouvé la ville natale et la date de naissance de la jeune femme, les historiens ont également identifié son père : un certain Guillaume Lavabre, habitant de Puylaurens et cordonnier-poète de son état. Ce chansonnier sans-culotte a certainement choisi le prénom Marianne en référence aux jeunes filles des campagnes, qui venaient à la ville comme bonnes et portaient souvent ce nom catholique, très répandu à l’époque. Puylaurens revendique le titre de «berceau occitan de la Marianne républicaine». Pour les aristocrates contre-révolutionnaires, ce prénom était considéré comme péjoratif, puisqu'il représentait le peuple. Les révolutionnaires l'ont adopté pour symboliser le changement de régime, mais surtout il mettait en avant la symbolique de la «mère patrie», de la mère nourricière qui protège les enfants de la République.
Les républicains du Midi contribuèrent aussi à associer ce prénom à leur idéal politique (reprenant la chanson en occitan, «La garisou de Marianno» est très populaire à l'automne 1792). Ce prénom serait donc né d'un consensus entre les partisans et les adversaires de la république, puis rapidement accepté par tout le peuple français. Des rumeurs indiqueraient que le premier modèle ait été d'une jeune fille de Sigolsheim en Alsace se prénommant Marie-Anne.
2- Les symboles de Marianne
Les symboles de Marianne sont souvent empruntés à l'Antiquité gréco-romaine ou à la
Franc-Maçonnerie :
Le bonnet phrygien ->La liberté;
La couronne ->Le pouvoir;
Le sein nu ->La nourrice et l'émancipation;
La cuirasse -> L'invincibilité;
Le lion ->Le courage et la force du peuple;
L'étoile -> La lumière;
Le triangle ->L'égalité;
Les chaînes brisées ->La liberté;
Les mains croisées ->La fraternité;
Les faisceaux ->L'autorité de l'État;
La balance ->La justice;
La ruche ->Le travail;
Les tables de la loi ->La loi;
Les représentations de Marianne Les premières représentations d'une femme à bonnet phrygien, allégorie de la Liberté et de la République, apparaissent sous la Révolution française. Elles diffèrent selon les époques et les préoccupations du peuple français, et ne portent pas systématiquement la totalité des symboles. Aujourd'hui, elle figure également sur des objets de très large diffusion comme les pièces de monnaie ou les timbres-poste. Les bustes de la République La Marianne peut être sculptée en pied ou en buste. Elle commence à apparaître dans les mairies après 1877, en remplaçant les bustes de Napoléon III. Sous la Troisième République, les statues et surtout les bustes de Marianne se multiplient, en particulier dans les mairies.
Plusieurs types de représentation se développent, selon que l'on privilégie le caractère révolutionnaire ou le caractère «sage» de la Marianne : le bonnet phrygien est parfois jugé trop séditieux et remplacé par un diadème ou une couronne (statue à épis). Cette dernière représente une République modérée, la première une République révolutionnaire, le républicain du peuple la nomme Marianne.
Au vingtième siècle, toutes les mairies se dotent progressivement d'un buste de Marianne qui porte désormais systématiquement le bonnet phrygien et apparaît débarrassée de ses autres attributs (faisceau d'armes, niveau ou balance). Marianne est représentée de manière très épurée. Les dernières représentations, les plus en vogue dans les mairies aujourd'hui, sont celles reprenant les traits de femmes célèbres.
3- Les statues allégoriques inspirées de Marianne
Timbres-poste : Depuis la
Libération, il y a eu le plus souvent une série de valeurs « Marianne » ou d'allégories féminines rappelant Marianne sur les timbres d'usage courant.
Pièces de monnaie : Marianne est représentée sur différentes pièces de monnaie ; les centimes de franc (pièces jaunes), puis les centimes d'euros, ainsi que les pièces en franc pacifique.
Communication du gouvernement: En 1999, le gouvernement français adopta un logotype, qui représente le profil d'une Marianne dessinée en blanc sur un fond bleu et rouge, figurant ainsi le drapeau tricolore, accompagnée de la devise «Liberté–Égalité–Fraternité» et de la mention «République française». Il est utilisé par les institutions gouvernementales (ministères, secrétariats d'État, etc.) et par les préfectures, services déconcentrés de l'État dans les départements et les régions.
Les représentations non officielles En marge des représentations officielles, des représentations libres se multiplient ; les caricaturistes s'emparent de Marianne comme image symbolisant la nation.
4- Les modèles de Marianne
Les modèles ayant servi aux représentations de Marianne sont nombreux et variés. Les artistes ayant réalisé les bustes des Marianne ont utilisé pour modèle : leur compagne ; un modèle, une belle femme inconnue ; des modèles locaux ; des personnalités. Des femmes célèbres ont prêté leurs traits à Marianne pour sculpter les bustes de la République.

mardi 21 août 2007

Scènes de Village

1. un prêt bancaire

Papetier Solange : Industrielle
Riche Antoine : Banquier

Solange, la charmante industrielle, un peu avare de Ferdoux Abiverdois se trouve au bureau d’Antoine, le banquier courtois et maniéré de notre village. Elle lui demande un prêt bancaire de deux cent mille euros pour la modernisation de sa fabrique de papier. D’abord, Antoine refuse de payer cette somme, mais finalement Solange arrive à le convaincre. L’histoire se termine plutôt bien: Antoine lui prêtera la somme à condition de visiter l’usine, et de prendre une tasse de café chez elle !

2. Grosse dispute pour un terrain

Blerbivore Nathalie : Agricultrice
Deladéfense Tara : Avocat
Delasieste Bernard : RMIste

Mme Blerbivore et M. Delasieste sont chez l’avocat Deladéfense. La dispute porte sur les limites séparant le château de Bernard et les terres de Nathalie. Après avoir écouté les plaintes des deux protagonistes, l’avocat réclame d’importants honoraires pour défendre l’un ou l’autre. Cela a très rapidement découragé les deux propriétaires qui ont préféré régler leur litige à l’amiable.

3. À l’Université

Delacraie Vincent : Professeur
Lalyriste Julie : Chansonnière

À l’Université James d’Arc (Ferdoux II), Julie entre dans le bureau du professeur Delacraie. Titulaire d'un Master "Beaux-Arts", elle souhaite obtenir le poste de professeur de littérature, alors que Vincent exige un doctorat pour ce poste. Julie qui connaît bien le doyen de l’Université, Docteur Guérissier, propose d’animer l’Atelier de Littérature Créative. Vincent est plutôt d’accord, mais il faudrait qu’il discute avec le doyen.

4. Au salon de coiffure

Bagatelli Marion : Boulangère
Lalame Alain : Coiffeur
Delarue Sophie : Serveuse

M. Lalame, le coiffeur pas très poli, mais cependant doux de Ferdoux Abiverdois, est en train de discuter avec Marion, la boulangère cabotine du village quand Sophie, la serveuse superstitieuse entre.
Marion qui vient de passer une semaine à New York chez sa nièce, aimerait se faire une mèche de couleur vive. D’après elle, c’est la dernière mode aux États-Unis. Elle ajoute que sa nièce viendra quelques jours à Ferdoux Abiverdois et qu’elle la présentera à Alain. Ce dernier accepte avec joie.
“Là-bas”, elle a appris une formidable recette pour faire un gâteau qu’elle commence à décrire en détail. Mais Sophie dit qu’elle est très pressée et elle s’en va.

5. L’interview de Monique

Cenzarticle Monique : Journaliste
Duballey Sam: Eboueur
Lajuste Cathy: Juge

La brillante journaliste de l’Écho-Abiverdois, a interviewé lors d’une émission télévisée deux habitants du village : Lajuste Cathy, Mme le juge qui a bien réussi dans la vie, et
M. Duballey Sam, notre brave éboueur, pour qui la vie n’a pas toujours été très rose. Les questions pertinentes concernaient l’enfance, les études, le mariage, le métier et les différents points de vue des intéressés. Monique a démontré au cours de son émission que les contrastes entre les différentes couches sociales ont toujours existé et existeront toujours, et qu’il faut de tout pour faire un beau village !

lundi 4 juin 2007

Lettre d'une inconnue

Je me rappelle quand on m'a offert ce merveilleux livre , je ne savais même pas lire le persan . J'avais à peine 5 ans .

Fascinée par ses dessins , j'écoutais l'histoire triste et étrange du "Petit Prince "
[1] récitée par mes sœurs et je rêvais de sa planète .
J’identifiais mon héros à un autre , "Jean-Christophe"
[2] , car mes sœurs parlaient toujours de lui .
Elles ne voulaient pas finir la lecture de ce roman , de peur de s'éloigner de leur cher ami , Christophe !

Quelques années plus tard , j'ai entendu mon histoire préférée par la voix de mon poète bien-aimé , Ahmad Chamlou .

Ce que je préfère de tout cela :
Mes rêves innocents d'enfant ou ma conscience du monde?

Adolescente , j'ai découvert une autre merveille , un autre livre .
Je l'ai offert à plusieurs reprises en signe d'amitié ou d'amour.
Offrir "Terre des hommes"
[3] , pour moi était un peu une déclaration d'amour .

Quand j'ai appris que j'avais gagner un prix me permettant de passer un mois à Lyon , j'avais oublié qu'Antoine de Saint-Exupéry était lyonnais aussi …

Maintenant que je me vois à deux pas de l'aéroport Saint-Exupéry de Lyon que j'ai peur de ne pouvoir obtenir le visa , je me souviens de cette strophe d'un des plus beaux poèmes du monde :

" Ni Dieu ni le diable , n'ont écrit ton destin
Mais une idole l'a écrit
Une idole , adorée par d'autres
Une idole chérie par d'autres
..."
[4]
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[1] Ecrit par Antoine de Saint-Exupéry
[2] Ecrit par Romain Rolland
[3] Ecrit par Antoine de Saint-Exupéry
[4] Ecrit par Ahmad Chamlou

Un voyage au Canada

M. Bernard est parti au Canada pour passer les vacances de Noël avec sa femme et sa fille qui vivent depuis six mois à Vancouver. Pour lui, l’aspect émotif de ce voyage était bien sûr la réunion de la famille surtout dans cette période festive de fin d’année.
Mais il s’est rapidement rendu compte que le temps libre commun à tous les membres de la famille était restreint. Vu les grosses ventes de fin d’année, sa femme, vendeuse confirmée, avait trois postes de travail avec des horaires qui commençaient très tôt le matin et qui finissaient tard le soir mais , Dieu merci, pas tous les jours!
Heureusement sa fille de 15 ans, qui, elle aussi, avait un travail au Mc-Donald, était plutôt libre, car les écoles avaient cessé les cours peu après qu’il soit arrivé . Elle s’occupait de son père, en l’absence de sa mère, pendant son temps libre . Ils se promenaient autant que possible, surtout dans les grands centres commerciaux, se réjouissant de la présence l’un de l’autre, et regardant les vitrines des magasins. Parmi ces magasins, ceux qui vendaient des vêtements de ski étaient le centre d’attention de sa fille.
D’autre part, tenant compte du décalage horaire, M. Bernard se réveillait très tôt le matin. Par contre sa famille se levait le plus tard possible. Il était donc seul pendant un bon moment le matin. En attendant qu’elles se lèvent, il faisait des exercices matinaux ou “avalait” tous les livres qu’il trouvait autour de lui. Par conséquent, il était sujet à des somnolences temporaires, ou pire encore, il plongeait carrément dans une profonde sieste le soir alors que tout le monde était en forme; c’était à la fois un peu gênant pour lui et pitoyable au regard des autres .
M.Bernard mettait à profit son temps libre pour faire des travaux dans l’appartement, ajuster les choses, déboucher les tuyaux un peu bouchés, fixer une table qui ne restait pas stable sur ses quatres pieds et acheter les choses nécessaires. Souvent il faisait les courses, préparait le petit déjeuner, et faisait la vaisselle . Il faisait cela avec joie. Cependant, il s’inquiétait des retombées de ces tâches ménagères sur son statut d’homme.
Malgré tout , il était content de son voyage : Le mari qu’il était n’avait pas laissé sa famille seule pendant les fêtes et il était un père sympathique qui avait préparé tous les équipements de ski pour sa fille bien-aimée. Enfin le voyage terminé, tout le monde reprendrait les activités routinières, en attendant les perturbations de sa prochaine visite .